Yes – Relayer

Deux ans après Close to the Edge, Yes publie Relayer qui réitère le principe du concept album construit autour de trois morceaux : The Gates of Delirium sur la face A et Sound Chaser suivi de To Be Over sur la face B du vinyle. Bruford est parti, remplacé par Alan White tandis que le Suisse Patrick Moraz est à l’orgue et au Mini Moog, qui rejoindra plus tard les Moody Blues… Les trois quarts de la chanson phare sont débridés, tempétueux et inspirés par le roman Guerre et Paix de Tolstoï ; la magie opérant durant le dernier quart avec un hymne magnifique, inspirant l’accalmie et qui paraîtra en single (Soon)… Le second titre s’apparente à une jam session peuplée de cris funky, je lui préfère le dernier avec son simili sitar et ses guitares alambiquées, qui me donnent envie d’aller visiter The Lamb Lies down on Broadway… Neuf ans plus tard, leur tube Owner of a Lonely Heart fera connaître Yes au plus grand nombre, dont je faisais alors partie car je ne me suis intéressé que bien plus tard à ces albums autrement précieux.