Yello – Stella

Paru en 1985, le quatrième opus de Yello voit le départ de Carlos Péron, laissant Boris et Dieter aux commandes de la machine à faire danser les Suisses. Sa production soignée l’éloigne des albums précédents, qui les fait connaître hors des frontières avec les singles Vicious Games et Oh Yeah ; le premier où les allers-retours entre la troublante Rush Winters et les mots défaits de Dieter Meier rappellent Don’t You Want Me, le second où des effets casse-cous sont cumulés autour de la même phrase : « Oh Yeah » répétée par Dieter à la façon d’un gorille déraciné… Traversée de cris, l’instrumentale ambiante Stalakdrama sonne comme Thriller ; l’hélicoptère de Ciel Ouvert annonçant les paysages sophistiqués que le duo va continuer à explorer. J’ai longtemps possédé tous les albums de Yello, et ils ne sont pas si nombreux ; alors même si certaines manies sonores sont aujourd’hui irritantes (Koladi-Ola, Angel No), Stella reste une balise appréciable pour naviguer à l’aise dans l’electro éclectique de Yello.