Yello – Pocket Universe

Yello c’est un peu comme les Nits, pendant longtemps je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter tout ce qu’ils faisaient ; même si à la différence des Néerlandais j’ai depuis renoncé à la moitié de leurs albums. Ainsi Baby qui n’aurait pas dû voir le jour en 1991, ou bien l’essoufflé Zebra trois ans plus tard… Le miracle se produit en 1997 avec Pocket Universe, météorite electro où débarrassés de leur lubie synthpop, Blank et Meier franchissent le mur du son sur presque tous les morceaux. Avec la pédagogie qui le caractérise, Dieter résume la relativité humaine en moins de 2 minutes (Solar Driftwood) avant une plongée dans l’espace galactique (Celsius) suivie de battements profonds (More puis On Track). Suit un Monolith que pourrait avoir sculpté Dead Can Dance avant l’arrivée d’une pépite aussi modeste que fracassante : To The Sea sublimée par Stina Nordenstam… Pan Blue dégraisse les tympans et avec Beyond Mirrors on refait le monde en compagnie de Dieter-Nostradamus ; aussi et à part un remix final racoleur, je ne regrette jamais d’avoir passé une heure de ma vie au sein de Pocket Universe. « The Big Bang, the ultimate hero of low frequency… »