Wolfgang Amadeus Mozart – Requiem

Découvert dans ma jeunesse grâce au film de Miloš Forman, le Requiem de Mozart a été composé durant les dernières années de sa vie, inachevé à sa mort en 1791, à l’âge de 35 ans. De santé fragile, consumé par un travail acharné et un mode de vie effréné, sa partition fut terminée par d’anciens élèves en suivant ses indications… La soprano Yvonne Kenny émeut dès l’Introitus, sa voix fervente (Dies Irae) parée d’accents funèbres sur le Rex Tremendae, soutenue par des chœurs masculins caverneux… « Confutatis maledictis, flammis acribus addictis », le tenor Arthur Davies alterne avec les anges du célèbre Lacrimosa pour un aller simple vers l’au-delà (Agnus Dei)… Un Requiem entre extase et pathos, une caresse à l’âme parue chez Virgo et dirigée par Richard Hickox, indissociable pour moi du film Amadeus alors tant pis si son supposé rival Antonio Salieri n’en était pas le commanditaire, et qu’il n’a pas non plus assisté Mozart sur son lit de mort ; ces visions romanesques font partie du voyage et le rendent plus fascinant que les neuf autres Requiems que j’ai essayés depuis.