Underworld – Oblivion with Bells

Paru en 2007, à chaque écoute le septième album d’Underworld met ma placidité à l’épreuve… Dense et réverbéré, Crocodile immerge instantanément sur l’autoroute reliant le cœur au cerveau. Vient ensuite le plus incroyable morceau, Beautiful Burnout et son crescendo dont on ne peut plus sortir, sa rythmique mate où des coups de poignard sont plaqués au synthé ; une guitare acoustique sépulcrale entre larmes et orgasme, 8 minutes d’une dramaturgie comparable au Dimanche à Tchernobyl… Le disque pourrait s’arrêter là, il est déjà exceptionnel mais la suite tient d’autres promesses, les accords élongés de To Heal font mouche et Glam Bucket emporte le long d’une rampe hyperspatiale, façon Orbital tandis que le hip hop de Ring Road donne envie de faire un tour en ville au milieu de la nuit… Faxed Invitation est une ritournelle electro lancinante, Best Mamgu Ever bouclant à fleur de clavier ce joli retour au chaos, en vaporisant une basse basique sur des voix endommagées. Dévastateur et composite, Oblivion with Bells tranche de part en part.