Underworld – Barking

Trois ans après Oblivion with Bells, un hommage de Radiohead remixant Everything in its Right Place lors d’un festival dans le New Jersey et une collaboration avec Brian Eno à Sydney, Underworld revient avec un album inégal et paresseux, délaissant ce qui fait leur singularité au profit de morceaux calibrés dance, allant jusqu’à rechuter vers la techno-pop des années 90 (Always Loved A Film, Between Stars)… Ils s’offrent même les services de Paul van Dyk sur Diamond Jigsaw, ce qui ne donne pas grand-chose car si l’on veut se faire un trip de trance pure, mieux vaut écouter directement le DJ Berlinois… Quatre titres échappent à ce constat : Hamburg Hotel où bruits et voix se dispersent au sein de percussions à la Steve Reich, Grace cadencé comme un morceau d’OMD, le monologue végétatif égrené dans Moon in Water et enfin Louisiana, ballade onirique sur le fil… Underworld est capable de génie lorsqu’il ne se réfugie pas derrière les poncifs de la techno, mais ce ne sera pas pour cette fois car Barking aboie comme un chien qui trance pire.