Underworld – Barbara Barbara, we face a shining future

Après six années de silence (si l’on excepte leur formidable collaboration aux jeux olympiques de Londres et le premier album solo de Karl Hyde), Underworld accouche de Barbara Barbara, we face a shining future, un titre à rallonge qui ne parvient pas à masquer le sentiment d’oisiveté déjà éprouvé avec Barking… Où il faut attendre Santiago Cuatro pour la première émotion du disque, une instrumentale à la guitare électroacoustique qui donne envie de barouder, suivie de Motorhome où Hyde remet sa voix de velours au goût du jour, le temps d’un morceau riche en rebonds. Ova Nova est oxygénant et Nylon Strung bien alimenté,  pour le reste ce sont les vieilles recettes qui remontent à la surface d’Exhale, formaté comme un énième titre destiné aux « boîtes de laids qu’ont dansé » (la formule est de Boby Lapointe), ou encore les fatigants « yeah yeah luna luna » d’If Rah… Le digipack est arty comme souvent chez Underworld, rappelant celui de Beaucoup Fish mais la comparaison s’arrête-là.