Tim Buckley – Lorca

Cinquième album de Tim Buckley, qui enregistre à tour de bras comme s’il savait que son temps était compté, Lorca fait référence au poète espagnol Federico Garcia Lorca, et continue de prendre ses distances par rapport à l’écriture musicale académique… Dès le titre éponyme, Buckley annonce la couleur en vocalisant le long du piano électrique de Lee Underwood, poursuivant avec une diction monocorde qui va s’amplifier sur Anonymous Proposition et Driftin’, où les congas de Carter Collins soutiennent des envolées vocales plus marquées mais toujours très lentes, atmosphériques ; recueillies et qui rendent irrésistible la comparaison avec la seconde période des Talk Talk… Pour le dire autrement : Tim Buckley vient de passer aux choses délirantes ; et ça tombe bien car au contraire des disques qui se prennent au sérieux, Lorca a quelque chose d’important à nous dire à chaque nouvelle écoute.