Thelonious Monk – Brilliant Corners/Thelonious Himself/Monk’s Music

Thelonious Monk est un pianiste et compositeur de jazz américain né à Rocky Mount en 1917. Sa famille déménage à New York où il apprend le piano à l’âge de 11 ans, étudie Liszt et Chopin puis s’essaie à l’harmonium de l’église, se produit dans les clubs locaux dès 1937… Quatre ans plus tard, il est pianiste à Harlem, là ou se produit Charlie Parker et l’on découvre son talent pour le bebop et l’improvisation, mais le public est frileux et Monk ne rencontre qu’un succès d’estime jusqu’en 1957 où paraît Brilliant Corners, qui contient cinq morceaux de longue durée dont quatre ont été écrits par Thelonious, pianiste fébrile aux côtés des saxophonistes Sonny Rollins et Ernie Henry, avec la participation de Paul Chambers sur Bemsha Swing… Il y a aussi les treize minutes de Ba-Lue Bolivar Ba-Lues-Are, captivantes et où le quintette se met au diapason du clavier de Monk ; suivi des albums Thelonious Himself et Monk’s Music sur ce double cd paru en 2009 chez Delta, où l’on retrouve ‘Round Midnight et Monk’s Mood avec John Coltrane, ou encore Epistrophy et le retour complice des saxos… Mingus et Lloyd sont les deux Charles auxquels je pense lorsque j’écoute ces trois disques revitalisants, généralement d’affilée.