The Prodigy – The Fat of the Land

Avec son crabe en couverture, le troisième opus des Prodigy paraît en 1997 et les fait connaître au-delà des frontières britanniques. En dépit de ses paroles simplistes, Smack my Bitch Up accroche d’emblée, sa choriste surexcitée ajoutant à la pulsion… Rappé par Kool Keith, Diesel Power évoque un instant Mezzanine paru l’année d’après, suivi de Serial Thrilla et son alarme oppressante. Il y a aussi une guitare humide et des rythmes à la Propellerheads (Breathe), ou encore les tubesques Firestarter et Climbatize pour une paire hip hop échevelante ; le joyau du disque se situant juste avant, avec Narayan où l’adrénaline monte par paliers à franchir solidement encordé à Crispian Mills, chanteur indie invité pour cet exploit… D’une efficacité redoutable, The Fat of the Land est un album de haute volée même si je lui préfère d’une courte tête le souterrain Music for the Jilted Generation ; et qui a frappé si fort que tout ce qui a suivi ne s’en est plus jamais approché.