The Police – Ghost in the Machine

C’est avec Ghost in the Machine que j’ai découvert The Police, en particulier le single Spirits in the Material World et son inoubliable intro de batterie, synthé et guitare basse. « Our so-called leaders speak » suivi du tintement sur le verre… L’apparition des claviers donne à ce quatrième album une tonalité plus sombre, des nappes diffuses d’Invisible Sun militant pour la paix dans le monde au piano crescendo d’Every Little Thing she Does is Magic… Avec Hungry for You, Sting s’amuse à chanter en français et c’est tout aussi réussi qu’avec les Stranglers « Tout le monde est à moi, je l’ai gagné dans un jeu de cartes… » ; il s’est aussi mis au saxo sur Rehumanize Yourself ou Demolition Man, pour terminer en beauté avec l’initiatique Secret Journey dont les vapeurs obscures glissent vers Darkness… Moins froid qu’OMD et plus mainstream que The Human League, sans laisser décliner son identité The Police a pris en douceur le virage de la new wave. La pochette en témoigne, elle est géniale et montre le trio stylisé à la manière d’un affichage de calculatrice.  « Life was easy when it was boring… »