The Nits – Work

Paru en 1981, Work s’ouvre avec The Lodger mais ne rend pas hommage à Bowie, évoquant plutôt Roxy Music dans un mouchoir de proches. J’aime le décalage entre l’allégresse de Footprint est l’histoire qui y est suggérée, son synthé rappelant Reproduction mais aussi Hobbyland où l’on s’invente son propre monde avec un clavier annonçant Ting… La guitare acoustique jette le trouble dans une Empty Room qui fait peur alors qu’il est peut-être seulement question d’aérer la pièce, Slip of the Tongue chante en chœur les vertus du silence quand Buildings saute aux conclusions, et l’ombre de Seventeen Seconds plane sur la redoutable Hands of the Watch… Fredonnée comme un intermède jazzy, Goodbye, Mr. Chips! permet de feuilleter le livret où l’on retrouve naturellement les textes qui accompagnent la musique sans surcharge des Nits, en train de creuser leur sillon entre surréalisme et poésie. « Don’t say nothing when the company is wrong… »