The Nits – Strawberry Wood

Après les cascades de mots constatées sur Doing the Dishes, en 2009 les Nits reviennent à plus de concision et concoctent douze ballades plutôt pépères… Le temps d’évoquer des traces de sang au café Hawelka de Vienne, nous voilà pris dans les voix mêlées de The Hours, où la vie s’écoule lentement quand est petit et rapidement quand on a grandi ; la douceur des claviers s’enchaînant avec Distance où nos souvenirs se perdent sur un chemin faussement paisible… Il est l’heure de couper le cordon avec Departure, petite merveille tout en pointillés, dont on s’éloigne sur la pointe des pieds à côté d’un orgue cotonneux. Les fantômes de Tannenbaum donnent la parole à un sapin de Noël, puis Bad Dream condense insolemment une nuit de mauvais rêves… L’édition digipack est brillante avec sa couverture signée Riemke Kuijpers, la femme de Henk et comme à l’accoutumée, le livret permet d’apprécier la beauté des textes chantés sur ce disque molletonné, entre la candeur de New Flat et l’élégance de Ting.