The Nits – Omsk

En mars 1983, suite au départ d’Alex Roelofs les Nits recrutent le pianiste chevronné Robert Jan Stips, qui les connaît bien pour avoir produit leurs précédents albums. Si leur esprit potache en prend un (petit) coup, cette valeur ajoutée permet un gros succès avec la ballade Nescio… Avec A Touch of Henry Moore, des marteaux ouvrent le bal comme chez Depeche ModeUnpleasant Surprise et ses accords synthpop cite Dylan et le spleen envahit la chambre d’hôtel de Springtime Coming Soon, où la personne qui frappe à la fenêtre me fait sursauter à tous les coups, entre les notes d’un piano engourdi… Avec Jardin d’Hiver les Nits s’essaient au chant en français, entre cordes classiques et chœurs languides assurés par Mathilde Santing et Fay Lovsky… Walter and Connie est une des plus belles instrumentales du groupe, précédant The Cold Eye et son piano livide, où tout se déchire en plein milieu et l’on se croirait dans Memories Fade sur l’album des Tears for Fears paru la même année. Sublime… Plus légers, Indoor Painting rend un hommage jouissif à Magritte et Man of Straw donne la parole à un épouvantail sur cet album électrisant, nourri aux percussions et enrichi à la mandoline.