The Nits – New Flat

Sur ce second album, les Nits peaufinent leurs vignettes pop comme on envoie des cartes-postales : d’une montagne en Suisse avec Holiday on Ice et depuis l’Espagne avec Saragossa, à l’intérieur d’un bureau où l’on a coupé la lumière (Office at Night et sa fin étrange, un morceau répétitif qui téléporte vers Alambic/Sortie-Sud…) Il y a aussi l’homme qui devient une Statue et cet oncle voyageur (Uncle on Mars), deux minutes sur un passage piéton (Zebra) et avec ses coups de maillets espacés, His First Object fait mystérieusement penser à San Jacinto… L’instrumentale Aloha Drums est là encore réminiscente de Bashung, sa tonalité me permettant aussi d’évoquer le Général Alcazar qui a toute sa place aux côtés du quatuor pop le plus mal connu de la planète… Paru un an après Tent, New Flat se pare de sonorités new wave où pointe parfois du vague à l’âme, l’ensemble restant porté par cette espièglerie dont les Nits ont le secret. Il reprend de façon troublante l’identité visuelle de son prédécesseur, avec sa couverture épurée et sa typo géométrique, tel deux miroirs se faisant face dans le couloir d’un musée imaginaire.