The Nits – In the Dutch Mountains

Pour leur septième album, les Nits se retrouvent à quatre après le passage éphémère de la chanteuse Petra Lugtenburg. Le morceau éponyme est grandiose et résume bien les Nits, qui tel Don Quichotte donnent envie de croire à ce qui n’existe pas… On patine sur un sol de crème glacée tandis que le papier-peint se décolle, on se croirait dans Twin Peaks sur l’écorché Two Skaters… Submergé de souvenirs dans sa maison (The Swimmer), un enfant a rendez-vous chez l’oculiste (One Eye Open) et se souvient des étagères de livres chez son oncle (Pelican & Penguin) ; des synthés alanguis accompagnent l’ascension de Mountain Jan, onirique comme chez Xymox, deux berceuses (Oom-pah-pah, Good night) font fermer les yeux et un poème minimaliste avec solo de batterie referme cet album foisonnant (Moon and Stars), un peu éparpillé entre steel guitare et claviers mais toujours relié par la poésie de l’enfance et du temps qui passe, des petits riens du quotidien chers à Hofstede qui signe tous les textes, à parcourir dans le livret où a été réalisé un passionnant travail typographique.