The Nits – Giant Normal Dwarf

Le huitième album studio des Nits voit le jour en 1991. Malgré le départ du bassiste Joke Geraets, leur pop s’étoffe sur ce disque féérique où les claviers de Jan Stips déploient des trésors de mélodie autour de la voix feutrée de Hofstede, soutenue par Kloet et sa batterie discrète… On nage et skate sur Radio Shoes, un lac avec serpent périscope et ce cireur de chaussures que l’on retrouvera dans les miniatures de The Infinite Shoeblack… Boy in a Tree n’a rien oublié et un têtard se promène en barque sur une rivière sucrée (Sugar River) ; quatre phrases suffisent à immortaliser Around the Fish, magnifique avant Fountain Man où l’homme qui se prend pour une fontaine rencontre l’orange parlante… Giant Normal Dwarf fait rétrécir les grands et grandir les petits, Moon Moon évoque un ramoneur et convoque le mellotron dans l’esprit des King Crimson, tandis que The Night-Owl relate un voyage en Grèce sur les traces de Leonard Cohen… Avec ses créatures qui vivent dans des terriers sous la route, House of the Sleeping Beauty est le joyau de ce disque au livret abondamment illustré, qui donne des clés picturales entre Allan Poe et Lewis Carroll. « We need a little need a little need a little flame… »