The Nits – dA dA dA

Je suis tombé dingue des Nits en 1994 avec Urk et Giant Normal Dwarf, aussi m’étais-je précipité sur leur onzième album studio paru la même année, pour lequel je conserve une tendresse infinie… Ils délivrent une pop de chambre sur le titre éponyme, What We Did on Our Holidays se parant de nostalgie sous la couette ou sous la tente… Mourir avant 15 ans laisse sans voix et rappelle Petit Homme Mort au Combat ; Homeless Boy fait se rencontrer deux voyageurs avec un clin d’œil à Louis Armstrong, on navigue au Canada avec Whales of Tadoussac tandis que Chameleon Girl rend Henk aussi amoureux que Robert Smith un vendredi… J’aime Instead of comme alternative à l’ennui du monde et les percussions câlines de Desert Island Song font brièvement écho à TingSorrow porte bien son nom et compte parmi les bijoux nitséens, suivie de la joyeuse improvisation Bilbaoboa. Une parabole souterraine termine le périple (Abandoned Mine), proche de la Sleeping Beauty et où un aveugle n’entend pas l’homme invisible frapper à sa porte ; ni peut-être le morceau caché rafraîchissant… Trop bien élevé pour être vraiment dada, dA dA dA n’en est pas moins habité par une poignée de titres poignants.