The Nits – Alankomaat

En 1998, quatre ans après un inoubliable concert à la Laiterie de Strasbourg, où les Nits ont revisité une vaste playlist sur fond noir et ronds blancs devant trois cents aficionados ; Robert Jan Stips quitte le groupe et ses deux membres fondateurs recrutent Arwen Linnemann à la basse et Lætitia van Krieken aux claviers… De la spirituelle Sister Rosa au zoo sans parents de Three Sisters, d’une balade nostalgique dans Genève à son pendant épistolaire final, ce disque saute de l’allégresse à l’amertume dans la tradition de son parolier Henk Hofstede… Entre solitude et amitié, Louder & Louder et Soul Man sortent du lot ; The Light également avec les percussions du fidèle Rob Kloet, doublées de world music sur H.O.M. où les chœurs sont rattrapés par le chant envoûtant du joiker Wimme Saari… Robinson est mordante en évoquant The Graduate ; à l’origine les Nits voulaient réaliser un collage à partir des paroles de Paul Simon, mais ce dernier s’est montré tout petit en refusant. Coloré et parfois baveux sous les synthés, Alankomaat signifie Pays-Bas.