The Nits – Adieu, Sweet Bahnhof

Cinquième opus des Nits, Adieu, Sweet Bahnhof paraît en 1984, quelques mois après le mini-album Kilo. Plus pop et moins new wave, les arpèges s’affirment et le chant de Henk aussi, bien balancé sur Think it Over et ralenti lorsqu’il évoque le grand âge de la Villa Homesick… Le titre éponyme est le plus émouvant, où l’on quitte Bruxelles pour Paris en accordéon, dans un train où Brel a dû prendre place. Inattendue et pétillante, Vah Hollanda Seni Seni constitue l’autre perle de ce disque, où l’enfance apparaît sur des photographies avant d’être rattrapée par un chœur de filles chantant en turc, comme un accord parfait… D’autres chansons rappellent le rock progressif d’Alan Parsons (époque The Turn of a Friendly Card), on se laisse flotter avec l’instrumentale Fanfare avant de s’attarder au bal de l’esseulée (The Ballroom of Romance), le temps de digérer cette galette où sans avoir renoncé à quelques échappées, les Nits sont plutôt sages… Yvonne Roth avait déjà signé la peinture en couverture d’Omsk, qui remet ça avec un cactus et une paire de rails dessinés comme j’aime. « My train of thoughts is leaving tonight… »