The Jimi Hendrix Experience – Electric Ladyland

Paru fin 1968, le double vinyle Electric Ladyland donne à Hendrix le loisir d’épanouir ses talents d’improvisateur, avec les 15 minutes de Voodoo Chile enregistré avec Jefferson Airplane ; ou encore le psychédélique 1983… (A Merman I Should Turn to Be), dont les percussions en roue libre n’ont rien à envier aux meilleures envolées krautrock… Crosstown Traffic fait le buzz avec sa ritournelle au kazoo, suivi de Come On (Let the Good Times Roll) et son solo de Stratocaster survolté, sans oublier les effets wah-wah de Burning of the Midnight Lamp… Après cet album délirant où l’on ne sait jamais de quel côté va surgir le chant rauque ni comment seront accommodés les prochains riffs, en vrai perfectionniste Hendrix doute de sa créativité et s’enfonce dans la spirale de la drogue, négligeant jusqu’à ses performances scéniques… Il meurt d’asphyxie en 1970, suite à une overdose d’alcool et rejoint Jim, Kurt et Amy au sein du tristement célèbre Club 27, une « trouvaille » de journaliste regroupant des chanteurs disparus à l’âge de 27 ans.