The Flaming Lips – The Terror

C’est avec ce disque que j’ai redécouvert les Flaming Lips, dans le podcast All Songs Considered où Coyne était invité. Nous sommes en 2013, deux ans après 7 Skies H3 aux allures post rock, quatre ans après l’infernal Embryonic… Aux côtés du guitariste et clavier Steven Drozd, du bassiste Michael Ivins et du batteur Kliph Scurlock, Wayne Coyne abandonne toute fantaisie pour nous entraîner dans les méandres d’un esprit désolé, isolé du monde comme à son habitude lorsqu’il apparaît dans une bulle de plastique géante au début de ses concerts, la jovialité en moins… L’enchaînement de Try to Explain, The Lust et The Terror forme le noyau noir de cette peinture ambient ; plus haut perché que jamais le chanteur à la voix d’abîme se raccroche aux branches de Turning Violent, et dans un dernier soubresaut lance un appel d’outre-espace avec Always There in our Hearts. Moins immédiate qu’Embryonic dont elle approfondit l’humeur, The Terror est une fresque immersive et roborative qui se dévoile avec le temps.