The Doors – Morrison Hotel

Trois ans et deux albums ont passé depuis Strange Days, dont l’ambitieux The Soft Parade et ses allures de symphonie à la Days of Future Passed ; de son côté Morrison écrit davantage de poésie et moins de musique, se drogue et boit jusqu’à devenir imprévisible lors de concerts où il insulte son public, quand il n’exhibe pas carrément ses parties génitales comme à Miami en 1969, où il sera arrêté pour obscénité… Malgré tout les Doors conservent suffisamment de cohésion pour enregistrer Morrison Hotel en 1970, marquant un retour aux sources et une couleur blues jamais affirmée à ce point, Roadhouse Blues ou Ship of Fools faisant la joie du plus grand nombre ; mais tout ça manque de surprise et à part Blue Sunday et Indian Summer, je n’y ai jamais rien trouvé d’extraordinaire… La couverture est sympa, avec une photo montrant le groupe derrière une vitrine portant la mention Morrison Hotel, prise à la dérobée par un certain Henry Diltz après que les gérants du lieu leur aient refusé l’autorisation !