The Cure – Wish

Trois ans ont passé depuis le séminal Disintegration, entre temps Robert Smith s’est diverti en remixant une dizaine de leurs succès sur Mixed Up ; Perry Bamonte a remplacé O’Donnell et Tolhurst toujours alcoolisé a perdu son procès contre le groupe… Open ouvre Wish et la densité des guitares retient tout de suite l’attention, dans une intro dark wave digne des précédents opus. Mais ensuite, l’album renoue avec la vague pop qui assure aux Cure un avenir radieux même chez les Ricains, entre les humeurs guillerettes de High et de Friday I’m in Love ; ceci sans se priver de balancer au passage le somptueux Apart, un morceau d’une rare mélancolie, ou encore les lancinants Cut et End… Un album qui joue avec nos nerfs et manque cruellement d’harmonie ; comme si les Cure, plus cyclothymiques que jamais, ne savaient plus sur quel pied danser.