The Cure – The Top

Y a-t-il une vie après Pornography ? La réponse est oui, évidemment car le seul remède à la vie est la vie, encore la vie et Smith le sait bien, qui nous offre un revirement spectaculaire entre le moment où s’étant battu sur scène avec Simon Gallup au point de le virer du groupe, allant ensuite jusqu’à douter de l’avenir des Cure ; il va suivre les conseils de son manager Chris Parry en autorisant la parution de titres pop déconcertants, de Let’s Go to Bed à The Lovecats, aboutissant en 1983 à l’indigeste compilation Japanese Whispers… En gros Bob n’en a plus rien à cirer, pourtant ces humeurs seront salutaires puisqu’elles vont permettre une renaissance dont l’apogée viendra plus tard, mais produira dès 1984 un disque que l’on ne peut ignorer, The Top avec Tolhurst aux claviers, Andy Anderson à la batterie et Smith au reste, orgue et harmonica compris. Un album certes autocentré mais où la tête pensante des Cure s’est fait plaisir en assaisonnant ses obsessions à d’improbables influences, orientales autant que psychédéliques… Ne pas y chercher une quelconque unité, mais la délivrance d’un génie revenu des abîmes.