The Cure – Kiss me, Kiss me, Kiss me

Septième album des Cure, Kiss me, Kiss me, Kiss me paraît en mai 1987 sous la forme d’un double vinyle. Il démarre en prenant le contre-pied du précédent opus, avec The Kiss et son introduction de presque quatre minutes aux guitares massives, poursuit cette veine pendant trois morceaux magnifiques, jusqu’à If Only Tonight we Could Sleep et son intro au sitar de synthèse, prélude à un poème sentimental dont Robert a le secret… Puis cela devient simpliste avec des hits téléphonés comme Why Can’t I Be You ? et Just Like Heaven, qui cartonnent aux États Unis et durant lesquels on peut penser à autre chose, car ce disque est suffisamment nourri pour satisfaire tous les appétits, et l’on n’en a jamais assez de réentendre le souterrain The Snakepit, l’attente lente de A Thousand Hours ou le chaos acoustique de Like Cockatoos… C’est avec cet album que j’ai vraiment découvert les Cure, pour lequel je conserve une grande tendresse. Sur sa célèbre pochette, on voit les lèvres de Robert Smith en très gros plan, comme une déclaration d’amour avant la rechute imminente, aussi incroyable qu’inespérée…