The Cure – Faith

Paru un an après Seventeen Seconds (l’album qui m’a donné envie d’apprendre la guitare basse), Faith voit le départ du clavier Matthieu Hartley, ce dernier ayant déclaré que la tournure sombre que prenait le groupe ne l’intéressait pas. (sic) The Cure redeviennent un trio, Robert se coltinant les claviers en plus des guitares et du chant. The Holy Hour annonce une couleur blafarde, envoûtante et que chaque titre va utiliser avec plus ou moins de dilution ; pour ne citer que les monuments le prochain arrêt se nomme All Cats are Grey, une chanson écrite par Tolhurst et qui mérite d’être crédité face à un Robert Smith déjà omnipotent, puis The Funeral Party et la grosse claque de The Drowning Man, que pour ma part je n’associe pas au final de la chanson Faith, laquelle ferait plutôt retomber le soufflé… Un disque néanmoins éblouissant, qui reprend le désenchantement là où Seventeen Seconds l’avait laissé mais en faisant moins de mystères, diminuant la part d’ombre d’une impossible thérapie, à laquelle on sent bien que Smith ne croit pas vraiment. Ces derniers soubresauts étant assimilés, les Cure vont créer l’album impossible…