The Cure – Disintegration

Paru deux ans après Kiss me, Kiss me, Kiss me ; Disintegration voit l’éviction de l’ami Lol Tolhurst pour cause d’ébriété systématique. Il est remplacé par Roger O’Donnell, alors clavier des Psychedelic Furs ; par ailleurs Robert Smith ne supporte plus la façon dont son groupe ronronne au niveau mondial, obsédé à l’idée d’avoir 30 ans il se retire avec sa future épouse Mary Poole (qu’il connaît depuis l’âge de 14 ans) et soignant sa dépression à grand renfort de LSD, se met à fomenter Disintegration, le tempétueux huitième album des Cure. Abyssal, dévastateur et viscéral ? Oui, trois fois oui. Sans lendemain ? Non. Car au contraire de Pornography, ce disque offre quelques respirations voulues par Smith, comme Lullaby ou Love Song, écrite en cadeau de mariage à sa promise de toujours… J’étais à leur concert du 12 juin 1989 à Colmar, le jour même de mes 20 ans… Qualifié avant sa parution de « suicide commercial » par la maison de disque, Disintegration va devenir l’album le plus vendu du groupe. Il faudrait toujours faire confiance aux artistes, surtout quand ils viennent de faire tapis.