The Cure – Bloodflowers

Quatre ans après Wish et le départ de Porl Thompson et de Boris Williams, les Cure sont une nouvelle fois au bord de la dissolution. Mais Smith ne pète pas les plombs et ramène O’Donnell au sein du groupe, hélas il en résulte un album d’une rare indigence : Wild Mood Swings et ses humeurs dilettantes, qui s’essouffle définitivement passées les 5 premières minutes de Want… Il faut attendre quatre ans de plus, lorsqu’à l’aube de ses 40 ans Smith nous refait le coup de la crise bipolaire ; mais les synthés éculés de Bloodflowers n’apporteront pas grand-chose et avec le recul, c’est bien Disintegration qui marque la fin des Cure… Comme le dit si bien Smith sur 39 (ans) : « The fire is almost out, there’s nothing left to burn. » Presque, hein ? Tout est là, alors au diable ce que l’on pensait à 20 ans, Smith va continuer à modeler le groupe à sa guise, virant sans raison O’Donnell et Bamonte en 2005 tout en rappelant Thompson juste après, mais ces gesticulations de monarque ne parviendront pas à masquer le fait que Bloodflowers a incarné le dernier sursaut créatif des Cure, desséchés après toutes ces années passées au centre du brasier.