The Chemical Brothers – We are the Night

Sixième opus des faux frères de Manchester, We are the Night est un album futile et prétentieux. Son titre à lui seul laissait redouter des intentions outrées, surtout après la déception causée par Push the Button, pressentiment hélas fondé dès la chanson éponyme et plus encore avec All Rights Reversed : le groupe a décidé de s’autoparodier, singeant son propre style en amplifiant clochettes pour vaches et vocalises réverbérées… Un ridicule qui semble particulièrement assumé sur Do it Again et The Salmon Dance, dont on peut saluer l’audace car au moins les CB ne flattent pas systématiquement leur auditoire (ici aucun tube baveux à la sauce Galvanize ou Setting Sun) ; mais lorsque l’audace est un ratage, il ne faut pas se voiler la face… Trois morceaux sauvent l’album de la poubelle : Das Spiegel, A Modern Midnight Conversation et The Pills won’t Help you Know, avec Tim Smith l’ancien chanteur de Midlake. À part ça, on se demande bien ce qu’on fait là, alors qu’ils nous avaient pourtant prévenus dès la première chanson : « There’s no Path to Follow… » C’est l’album de trop, et pour ma part je n’irai pas Further.