The Chemical Brothers – Dig your Own Hole

Deux ans après le remarqué Exit Planet Dust, les Chemical Bros continuent de creuser leur sillon big beat, alignant des morceaux généreux et pêchus comme Elektrobank ou Don’t Stop the Rock, invitant même l’ami d’Oasis (Noel Gallagher) à partager le gâteau sur la très calibrée Setting Sun… Mais ils poursuivent surtout leur collaboration avec l’éblouissante chanteuse Berth Orton, le temps d’un Where do I Begin conçu comme l’ascension et la descente d’une montagne escarpée. D’autres morceaux moins frénétiques émaillent l’album, comme Piku et Lost in the K-Hole, apportant une respiration nouvelle. S’écoutent en boucle : It Doesn’t Matter et The Private Psychedelic Reel, lequel clôt l’album dans un final extatique. Cette fois encore, le livret regorge de photographies décalées ou poétiques, entre jeux de plage, ski alpin et puis il y a cette femme qui court avec un verre de soda à la main. On y retrouve aussi le couple qui figurait sur la couverture du premier album, cette fois en train de faire du stop.