The Alan Parsons Project – I Robot

Après Edgar Allan Poe, pour son second album paru en 1977 Alan Parsons s’est intéressé à l’univers de l’écrivain Isaac Asimov, I Robot étant le titre de son premier recueil de nouvelles à l’origine des trois célèbres lois de la robotique… Si nous sommes toujours dans un son largement instrumental, à l’image du morceau titre mélangeant chœurs dramatiques et nappes de synthé futuristes, la tendance à la mélodie s’affirme bientôt, Day After Day évoquant les Pink Floyd lorsque Total Eclipse prend soudain le pas, étonnamment proche du sombre Lux Aeterna que composa György Ligeti en 1966, utilisé deux ans plus tard par Stanley Kubrick dans A Space Odyssey… Le final manque un peu de panache mais si cet album n’incarne plus vraiment l’aspect conceptuel du précédent, il demeure riche en surprises. Son livret propose l’ensemble des paroles ainsi qu’un amusant montage signé Eric Woolfson, à partir de photos d’escalators prises à l’aéroport de Paris Roissy.