The Alan Parsons Project – I Robot

Après Edgar Allan Poe, pour son second album Alan Parsons s’est intéressé à l’univers de l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov, I Robot étant le titre de son premier recueil de nouvelles, à l’origine des trois célèbres lois de la robotique. Si nous sommes toujours dans un son largement instrumental, à l’image du morceau titre mélangeant chœurs dramatiques et nappes de synthé futuristes, la tendance à la mélodie s’affirme bientôt, Day After Day évoquant les Pink Floyd lorsque le sombre Total Eclipse prend soudain le pas, étonnamment proche du Lux Aeterna que composa György Ligeti en 1966, utilisé deux ans plus tard par Stanley Kubrick dans A Space Odyssey ; avant de conclure sur une instrumentale qui manque un peu de panache… Toutefois, si cet album n’incarne plus vraiment l’aspect conceptuel du précédent, il demeure riche en surprises. Le livret propose l’ensemble des paroles ainsi qu’un amusant photomontage signé Eric Woolfson, à partir de photos d’escalators prises à l’aéroport de Paris Roissy.