The Alan Parsons Project – Ammonia Avenue

D’apparence sympathique, avec sa pochette symétrique et ses arrangements tout en douceur, Ammonia Avenue renferme des humeurs assez sombres. Certes, Prime Time est optimiste, mais ça se gâte bientôt et si One Good Reason fait admirablement danser la stéréo, avec ce son clair et précis, laissant de la place à la basse, les textes sont marqués par la mélancolie, qui évoquent l’incommunicabilité entre les hommes et la solitude découlant d’un progrès technique effréné. Je trouve l’instrumentale Pipeline carrément déprimante, avec son saxophone plaintif. Et si le dernier titre s’achève sur une note d’espoir, un rayon de lumière le long de l’Avenue Ammoniaque, nous voilà bien seuls au milieu de ces tuyaux sans queue ni tête. Les photos sont signées Fell et Hurworth, celle refermant le livret montrant des laborantins ayant la tête ailleurs. Quant à la couverture, avez-vous déjà songé à la tourner de 90 degrés ?