Talk Talk – It’s my Life

Le second album de Talk Talk paraît en 1984, It’s my Life qui les consacre avec les singles It’s my Life et Such a Shame. Le producteur et claviériste Tim Friese-Greene a remplacé Simon Brenner, ajoutant une touche ambient à certains morceaux, aidé des contributions de Robbie McIntosh à la guitare et Henry Lowther à la trompette… Des éclats de flûtes annoncent Dum Dum Girl, le tam-tam de Such a Shame n’est pas loin, son souffle tropical et cet éléphant synthétique gravé dans l’histoire de la new wave, ses paroles sur le hasard inspirées par le roman The Dice Man de George Cockcroft… Un coup de tonnerre et des oiseaux qui s’envolent, une basse délicate et audible : quand la relation devient une menace, It’s my Life ou la réaffirmation de soi… J’aime aussi le portrait de Renée et son piano dépouillé, l’intimité de Does Caroline Know? ou Tomorrow Started et ses silences, son rythme contenu avec solo de trompette ; mais aussi Call in the Night Boy avec son piano foufou rappelant The Caterpillar… Un disque tiraillé entre l’élan de The Swing et l’introspection de The Hurting, où de nouvelles pistes sont en germe. « It’s my life, it never ends… »