Wire – The A List

Paru en 1993, The A List compile les seize meilleurs morceaux de Wire parus entre 1985 et 1990, d’après les résultats d’un sondage effectué auprès de fans et de journalistes musicaux. Les albums The Ideal Copy et A Bell is a Cup y sont particulièrement représentés, Kidney Bingos ou Madman’s Honey enjôlent tandis que The Finest Drops remporte l’argument avec son association de percussions et trompettes ; la torpeur de Feed Me rappelant Black Day… Moins immédiat, Drill joue sur la longueur et nous fait gravir une suite d’escaliers comme si l’on arpentait vers le Château de Kafka ; Torch it! constituant l’étape suivante avec ses emballements gothiques qui me rappellent la luxuriance de Mask. Un disque grisant où les guitares planent entre des synthés surannés, à ne pas mettre aux oubliettes.

Wire – 154

Wire est un groupe de rock alternatif britannique formé à Londres en 1976 par le chanteur et guitariste Colin Newman, le chanteur et bassiste Graham Lewis, le guitariste Bruce Gilbert et le batteur Robert Grey. Après des débuts post punk avec les albums Pink Flag et Chairs Missing parus en 1977 et 1978, que j’ai un temps possédés avant de m’en lasser ; en 1979 le quatuor opte pour un son moins tapageur au profit d’arrangements new wave qui le rapprochent de Bauhaus, sur ce troisième opus intitulé 154 comme le nombre de concerts à leur actif au moment de sa parution… La cadence de The 15th est envoûtante et les effluves languides de A Touching Display évoquent Seventeen Seconds ; tandis que les accords voyageurs de Map Ref. 41 Deg N 93 Deg W sont égrenés par un duo de voix britpop avant l’heure, les paroles m’évoquant Miner at the Dial-a-View… Côté inédits on pense à Devo avec Song 1  puis à ZNR avec Get Down, les escarpements de Let’s Panic Later flirtant avec Reproduction paru la même année. Habilement dosé entre saynètes synthpop et saillies expérimentales, 154 est un grand numéro.