The Moody Blues – In Search of the Lost Chord

Moins d’un an après l’incomparable Days of Future Passed, attendus au tournant The Moody Blues refait le coup de l’album qui raconte une histoire. Ça commence par une envolée verbale (Departure) nous transportant illico en terrain peace and love, Ride my See Saw tambourinant à nos oreilles ; puis le mellotron fait merveille sur House of Four Doors et l’on est ébloui par le mélange d’effets de The Best Way to Travel, avec sa ligne de guitare basse à la Pink Floyd. L’aventure est cosmique entre sitar, flûtes et mélodies poignantes (The Actor), et même si c’est dans une moindre mesure, la magie opère à nouveau. Tout comme son prédécesseur, l’édition cd a eu droit à une remastérisation aux petits oignons, tandis que le livret illustré contient un entretien avec les membres du groupe.

The Moody Blues – Days of Future Passed

Formé en Grande-Bretagne en 1964 autour du chanteur Justin Hayward, du guitariste John Lodge et du batteur Graeme Edge, The Moody Blues compte parmi les pionniers du rock progressif. Leur carrière démarre en interprétant des standards de rhythm’n blues, jusqu’au moment d’enregistrer leur second album, Days of Future Passed. Au départ et selon les instructions de leur maison de disque, il s’agit de réaliser une version rock’n roll de la Symphonie n°9 d’Anton Dvorak (sic). Le groupe accepte et parvient à imposer ses propres compositions : sept chansons relatant une journée ordinaire, du lever au coucher du soleil. Depuis The Day Begins au célèbre Nights in White Satin, c’est une promenade rare et neuve entre musique symphonique, guitares et mellotron. Dawn is a Feeling est mélancolique à souhait, quant à Forever Afternoon il me fait penser à In the Court of the Crimson King… Nous sommes en 1967, le premier concept album de l’histoire de la musique rock est né.