Röyksopp – The Understanding

Quatre ans après Melody A.M., Röyksopp transforme l’essai avec un second album gonflé à l’electro, dès l’intro où Triumphant fait songer à Ambrosia… Invitée à vocaliser sur Only this Moment, la chanteuse Kate Havnevik apporte une touche de techno flamboyante avant l’entraînant 49 Percent où le chanteur Chelonis R. Jones est à la manœuvre, entre suavités et percussions sophistiquées… Efficace sur les instrumentales Sombre Detune et surtout Alpha Male qui flitre avec la galaxie de Tangerine Dream ; proche de la trance à la van Dyk avec Karin Dreijer (What Else is There?) puis de Brian Eno avec Dead to The World, Röyksopp sait s’entourer et cumule les ambiances ludiques sur The Understanding, et même si l’audace créative des débuts est déjà révolue, ils n’ont pas tout à fait renoncé à leur groove atypique.

Röyksopp – Melody A.M.

Portant le nom d’un champignon des bois laissant échapper de la fumée, Röyksopp est un groupe de musique norvégien formé en 1998 à Tromsø par Svein Berge et Torbjørn Brundtland, amis et passionnés d’electro depuis le collège. En 2001, leur premier single est So Easy qu’il est retenu pour une réclame à la télé, Wall of Sound publiant leur premier opus dans la foulée, Melody A.M. qui reprend ce succès trip hop, organique non sans rappeler Hazeldub… Une torpeur assumée et qui se prolonge avec Sparks, la voix d’Anneli Drecker me donnant des envies de Beth Gibbons… Expérimentaux (A Higher Place) ou stellaires (Röyskopp’s Night Out), les Norvégiens ont touché juste avec ce premier disque qui a très bien vieilli, le chanteur Erlend Øye invité sur Remind Me n’ayant rien à envier au voisin d’à côté, j’ai nommé le bilieux Jay-Jay… Sensible et moderne, inclassable : j’aime Melody A.M.