A Symphony of English Music, Music for the Closing Ceremony

Sur le même principe que le premier opus, un double cd a été publié à l’occasion de la clôture des jeux olympiques de Londres. On recommence mais sauf exception on ne prend pas les mêmes, la brochette d’artistes se fondant dans une tonalité plutôt pop rock, prenante avec Kate Bush mais Madness déçoit avec un Our House très mou ; les reprises de Because et Imagine sont élégantes, par contre Queen n’a droit qu’à une minute pour voir sa Bohemian Rhapsody maltraitée, là où les Who monopolisent le micro avec un enchaînement de trois succès passe-partout. Ces choix laissent pantois et malgré d’heureuses surprises ça et là, avec les Bee Gees et Eric Idle des Monty Python, Fatboy Slim, Annie Lennox ou encore les inspirées Parade of the Athlets, Medal Ceremony et Spirit of the Flame du compositeur David Arnold, cette seconde compilation ne laisse pas un souvenir aussi impérissable que la première.

Isle of Wonder, Music for the Opening Ceremony

Paru à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques de Londres, ce double cd reflète une certaine idée de la musique britannique ; mais quand j’ai vu que cette compilation contenait 50 minutes de musique d’Underworld, je n’ai pas hésité. And I will Kiss est grandiose et les chœurs de Caliban’s Dream transportent, il y a deux versions de Dark and Long, Rez et Crocodile ont été remixés par le DJ drum’n bass High Contrast, lui-même présent avec six morceaux dont l’incroyable Moon Watcher ; les Arctic Monkeys sont à la hauteur de Come Together, et bien malin celui qui n’éprouvera aucun frisson à l’écoute des Chariots of Fire de Vangelis… Mike Oldfield offre un medley surprenant, les Fuck Buttons sont olympiens et les Chemical Brothers galvanisent, David Bowie est de la partie et U2 n’est pas en reste, ni les Pet Shop Boys surgissant comme une fleur avec West End Girls… Festives et bourrées d’énergie, ces 2 heures 30 de musique enchaînée sont un ravissement pour le cœur et l’esprit.