Khalil Chahine – Opake

Trois ans après nous avoir charmés avec Turkoise, Khalil Chahine revient avec un album encore plus immersif, intitulé Opake et nourri au jazz autant qu’aux influences world. Avec Christophe Guiot au violon solo, Clandestin évoque Pat Metheny tandis que Skulpture nous transporte en Orient au son du doudouk de Levon Minassian, cet instrument proche du hautbois qui donne l’impression d’être au cœur d’un film d’aventures, Chahine étant passé maître en la matière. Les sensations vont encore s’amplifier avec le diptyque Un Camp Part 1 & 2, où le bendir et le darbouka se joignent au bal des percussions venues de loin, au sein d’un album envoûtant et audacieux, qui n’a d’abscons que le nom… Opake se termine par Sisyphe in Montmartre, un morceau fluide au piano réverbéré. Le livret contient trois photographies de Chahine, signées Emmanuelle Hauguel.

Khalil Chahine – Turkoise

Khalil Chahine est un compositeur de jazz français. Multi-instrumentiste aussi à l’aise à la guitare qu’à l’harmonica ou au banjo, il a fait partie des musiciens de Jacques Dutronc lors de sa tournée au Casino de Paris en 1992, aux côtés du batteur André Ceccarelli. On lui doit aussi des musiques de films comme Vénus Beauté Institut ou Monsieur Batignole, ainsi que les génériques d’émissions de France 2, du journal télévisé au bulletin météo… Paru en 1992, son second album Turkoise est un passeport pour l’évasion, dont le premier tampon nous est délivré après la traversé d’Amalfi à l’harmonica. Le temps d’une pluie de cordes rafraîchissante sur Ninos ou Turkoise, nous arrivons au superbe Lux Aeterna interprété par le soprano Richard Cross, avec au bandonéon Richard Galliano. Il y a aussi ce Clair Obscur chanté par Serge Ponsar d’après des textes de Françoise Hardy, escale surprenante. Dépaysement assuré.