Jean Bertola – Le Patrimoine de Brassens

Trois ans après Dernières Chansons de Brassens, un album récompensé par l’académie Charles-Cros, Jean Bertola propose un second disque de douze titres inédits, dont quatre seulement étaient achevés à la mort de Brassens. Les autres étant restés au stade de l’esquisse, il a fallu compléter, réarranger, imaginer… Reprenant la recette du précédent opus, entre le piano jazzy de Maurice Vander (père adoptif de Christian) et la contrebasse de l’indéfectible Pierre Nicolas, les saillies s’enchaînent entre Les Châteaux de Sable et Si Seulement elle était Jolie, Honte à qui Peut Chanter et tant qu’à faire, pourquoi n’irait-on pas carrément S’faire En*uler… Bref, plus que jamais ça trucule et au terme de ce second cd on se dit que Bertola a réussi à donner un coup de jeune au répertoire de Brassens ; comme s’y emploiera Renaud en 1995 ou Maxime Le Forestier qui le chante régulièrement en public depuis 1979.

Jean Bertola – Dernières Chansons de Brassens

Né à La Roche-sur-Foron en 1922, Jean Bertola est un auteur-compositeur-interprète et arrangeur. Après avoir accompagné les débuts de Charles Aznavour au piano, il devient directeur artistique chez Polydor, nouant une profonde amitié avec Georges Brassens dont il sera le secrétaire et directeur artistique à partir des années 70… Choriste sur Tempête dans un Bénitier et musicien très impliqué en 1980 lors de l’enregistrement caritatif des chansons de jeunesse de Brassens ; à la mort de son ami il lui rend hommage en interprétant ces textes qui étaient prêts depuis des années… Dix-sept chansons que Bertola va s’approprier en ajoutant piano et batterie, annonçant d’emblée que Quand les Cons sont Braves ce n’est pas très grave, racontant avec malice comment une Maîtresse d’École parvient à convertir une armée de cancres en premiers de la classe, ou confessant son manque de foi dans Le Sceptique… Des titres où l’on prend le temps de s’habituer à cette voix nouvelle, laquelle devient attachante car elle ne cherche pas à imiter l’originale.