Jane Birkin – Arabesque

Sous l’impulsion du violoniste Djamel Benyelles, complice de longue date de Khaled et Cheb Mami, Jane Birkin accommode quatorze titres de Gainsbourg à la sauce orientale, entourée d’autres musiciens oranais ou kabyles, donnant une tonalité ralentie à des textes souvent mélancoliques, la voix de Jane se prêtant bien au jeu du temps arrêté. Un enregistrement en public, à l’atmosphère communicative et sorti en 2002, dans la foulée d’un spectacle parisien ; mais l’origine d’Arabesque remonte à l’été 1999, où France Culture en avait assuré la production et la diffusion depuis Avignon. Frissons garantis avec Les Clés du Paradis, L’amour de Moi ou Valse de Melody ; autre émotion forte avec les lectures enchaînées de Close to the River et Dépression au-dessus du jardin. Paroles et photographies superbes ornent le livret, signées Gabrielle Crawford.

Jane Birkin – Master Serie

Chanteuse et actrice, Jane Birkin est née à Londres en 1946. Son premier mari était le compositeur John Barry. En 1969, lors d’un tournage à Paris, elle rencontre Serge Gainsbourg dont elle sera la compagne pendant onze ans. Le succès est immédiat avec Je t’aime… moi non plus, une chanson d’abord écrite pour Brigitte Bardot. Cette anthologie retrace l’essentiel de sa carrière, depuis les débuts où sa voix était encore sauvage, Jane s’égosillant dans les aigus sur La Décadanse ou Jane B, jusqu’aux plus tranquilles Baby Alone in Babylone ou Quoi, sans que rien n’ait été trop apprivoisé non plus. Car à bien écouter, c’est plutôt la musique qui s’est assagie, les vocalises et l’accent de Jane restant les mêmes au fil des chansons, avec parfois Gainsbourg qui lui donne la réplique, sur la Décadanse ou l’anecdotique Raccrochez c’est une horreur. J’aime beaucoup la Ballade de Johnny-Jane, et aussi Quoi parce qu’elle me fait penser à On Connaît la Chanson, un film d’Alain Resnais sorti en 1997, où les protagonistes expriment leurs sentiments à travers une trentaine de chansons parfaitement synchronisées sur leurs lèvres.