Hybrid – I Choose Noise

Trois ans après Morning Sci-Fi, les Gallois reviennent avec un album electro habillé de musique symphonique, I Choose Noise sous la direction du compositeur Harry Gregson-Williams… Dogstar chauffe la piste avec le chant étoilé de Perry Farrell, suivi du titre éponyme aux accents épiques, dystopiques comme la bande son prémonitoire d’un épisode de la série Black Mirror. Si l’on est en voiture, les sensations que procure Judie Tzuke sur Falling Down donnent envie de faire un excès de vitesse plus sûrement qu’Autobahn ; avant la pulsation tribale de Last Man Standing… Sans avoir la même originalité que son prédécesseur, I Choose Noise est sensuel pour les neurones mais aussi de nature à induire le mouvement perpétuel chez un danseur en transe ; certaines escalades rappelant la vitalité de VNV Nation.

Hybrid – Morning Sci-Fi

Formé en 1995 par Mike Truman, Chris Healings et Lee Mullin, Hybrid est un groupe de musique électronique gallois. Paru en 1999, leur premier opus Wide Angle révèle des compositions soignées et en partie interprétées par un orchestre classique, une trance progressive évoquant l’univers d’Underworld… Quatre ans plus tard, Morning Sci-Fi amplifie ce style avec de longs morceaux planants, en particulier True to Form dont le chant me rappelle The Oscillation en plus pêchu, ou bien Out of the Dark qui se déploie le long de rythmes corsés, s’accroissant à la façon de Through your Window… Ces perles mises à part, la voix de Kirsty Hawkshaw fait monter l’adrénaline avec Blackout à la manière d’Out There and Back paru l’année d’après ; ainsi que les instrumentales Visible Noise et Gravastar pour un enchaînement de textures raffinées, sophistiquées comme la couverture de l’album montrant un arc-en-ciel en arrière plan d’arbres arides.