Frankie Goes to Hollywood – Reload ! The Whole 12 inches

Huit ans après son dernier album, FGTH vivote sur la réputation de trois tubes planétaires et enchaîne les compilations de ces mêmes titres dans des versions maxi en tous genres, la cible dance étant privilégiée… Il faut que j’arrête de parler de mes K7 à bandes, mais en 1986 Relax est le titre remixé que j’ai le plus écouté sur mon baladeur. La version U.S. Mix vaut à elle seule l’achat du disque, mais celle proposée par le duo allemand Jam & Spoon est encore meilleure, annonciatrice de la vague trance et qui peut s’écouter en boucle… L’autre grand moment de cette galette amphétaminée se trouve dans les deux versions de Two Tribes, à prendre d’une traite entre Carnage Mix et Intermission Legend Mix : tout Frankie est là, et avec Rage Hard nous avons même droit à une « visite guidée » au cœur du son, où une narratrice décontractée du bonnet nous dispense la recette d’un mix en train de se faire… C’est peut-être anecdotique mais après ça, le 12 inches (30 centimètres en français) n’aura plus aucun secret pour vous. Relax !

Frankie Goes to Hollywood – Liverpool

Paru en 1986, Liverpool est le second et dernier album de FGTH. J’ai 17 ans et le format cd pointe le bout de son nez chez les disquaires, mais côté portabilité les K7 ont encore de beaux jours devant elles, et cet album m’a accompagné plus qu’un autre sur le chemin du lycée… Avec le recul, il faut pourtant admettre que l’éclair de génie de Welcome to the Pleasuredome est passé, rien de transcendant n’émanant de ce deuxième opus enjôleur plutôt qu’enragé, malgré le succès de Rage Hard dont on a eu notre dose sur la fm de l’époque… L’album se termine avec le slow Is Anybody out There, mais à part les souvenirs qui embuent mes yeux, c’est un peu poussif… De là à dire que je lui préfère l’album qui se trouvait sur l’autre côté de la K7, à savoir Scoundrel Days des Norvégiens de a-ha, je crois que je vais demander un joker.

Frankie Goes to Hollywood – Welcome to the Pleasuredome

Frankie Goes to Hollywood est un groupe de new wave britannique formé en 1980 par Holly Johnson, Paul Rutherford, Peter Gill, Mark O’Toole et Brian Nash. Leur premier album Welcome to the Pleasuredome paraît en 1984 chez ZTT, un an après le succès mondial de leurs singles Relax et Two Tribes ; deux monuments de la new wave des années 80, présents sur ce disque ainsi que le magnifique The Power of Love, sorti quant à lui en single fin 1984… Le 45 tours de Relax est sans doute le disque que j’ai le plus usé sur ma première chaîne hi-fi, fascinant depuis sa pochette équivoque à sa construction musicale, incorporant en 4 minutes la synthpop dans ce qu’elle avait de plus innovant, depuis cette basse martelée au refrain qui surgit d’emblée, suivi de synthés en cascade dont le crescendo ressemble à un orgasme, pour ne rien dire des paroles… A l’origine un double vinyle, au-delà des tubes qu’il renferme Welcome to the Pleasuredome vaut en tant qu’album à part entière, du titre éponyme à The Ballad of 32.