Explosions in the Sky – The Earth is not a Cold Dead Place

Paru en 2003 chez Temporary Residence, The Earth is not a Cold Dead Place n’apporte rien de significatif par rapport au précédent opus d’Explosions in the Sky, il y souffle même un manque d’audace qui m’a toujours laissé sur ma faim. Les protagonistes ont l’air de roder leur petite mécanique avec des montées au climax tellement travaillées au piolet qu’ils passent à côté des anfractuosités, quitte à désencorder ceux qui aiment profiter de la vue… Leur attirance pour la ligne mélodique persiste à la manière de Maserati mais l’ouvrage est trop pressé d’arriver au sommet pour prétendre au rang de concept album post rock, bien trop lisse au contraire d’un Hex, de CODY ou de Millions Now Living Will Never Die… Il y a tout de même une pépite pour animer la patinoire, Memorial qu’il m’arrive d’extraire pour me réchauffer les mains avant de retirer mon passe-montagne.

Explosions in the Sky – Those who Tell the Truth shall Die, Those who Tell the Truth shall Live Forever

Groupe de post rock américain, Explosions in the Sky voit le jour à Austin en 1999 autour du batteur Chris Hrasky, du bassiste Michael James et des guitaristes Munaf Rayani et Mark Smith. Malgré une diffusion confidentielle, leur premier album How Strange, Innocence les fait connaître en 2000 ; ils sont également en première partie de Fugazi en 2002, peu après la sortie de leur opus Those who Tell the Truth shall Die, Those who Tell the Truth shall Live Forever… De facture instrumentale mais avec un accent mélodique plus marqué que d’autres groupes de post rock, ces six morceaux illustrent autant de contrées vibrantes de guitares réverbérées, renforcées par une batterie sourde et métronomique. Avec en points d’orgue : With Tired Eyes, Tired Minds, Tired Souls, We Slept précédé de l’inquiétant Have You Passed Through This Night ? et son intro parlée préludant à une ambiance méditative, lors d’une promenade en forêt où les arbres se seraient éteints.