Camille Saint-Saëns – Symphonie n°3/Danse Macabre/Le Déluge

En 1886, le Carnaval des Animaux à peine achevé Saint-Saëns termine sa Symphonie n°3. Articulée en trois mouvements héroïques, dont les fameuses orgues du Maestoso Allegro qui prend aux tripes et poursuit la noble mission de faire découvrir la musique classique aux plus jeunes, son thème ayant été repris dans le film Babe, permettant à cette symphonie de connaître un destin télévisuel posthume, similaire aux Toccatas de Bach dans les années 80… Orchestré par Daniel Barenboïm, ce disque inclut aussi la caressante Danse Macabre qui reprend le thème des Fossiles du Carnaval, un extrait de l’opéra Samson et Dalila et un Déluge aussi sinueux que La Moldau… Paru en 2002 chez Deutsche Grammophon, ce cd au son étincelant met en relation directe avec le talent convivial de Camille Saint-Saëns.

Felix Mendelssohn – Romances sans Paroles

Dans la série disque du dimanche j’appelle les Romances sans Paroles de Felix Mendelssohn, compositeur allemand né à Hambourg en 1809. Pianiste virtuose, il publie ses premiers concertos à 13 ans et connaît la consécration avec Le Songe d’une nuit d’été, en référence à Shakespeare et qui contient la célèbre Marche Nuptiale… Mendelssohn meurt prématurément d’apoplexie à l’âge de 38 ans, cinq mois après le décès de sa sœur Fanny dans les mêmes circonstances… Composées dès 1829, les Romances sans Paroles regroupent 48 pièces délicates et romantiques, teintées de mélancolie sans pour autant démolir toute perspective… On reconnaîtra en La Fileuse le générique inamovible de l’émission Le Masque et la Plume (qui avait évoqué mon roman Touché ! lors de sa parution), on appréciera la légèreté des Pièces enfantines complétant le second cd, avant de conclure sur cette Feuille d’album rappelant l’agilité de Debussy, par petites touches colorées sous les doigts du pianiste Daniel Barenboim.