Siouxsie & The Banshees – The Rapture

Dernier album de Siouxsie & The Banshees, The Rapture paraît en 1995, quatre ans après Superstition qui ne m’a jamais inspiré… En partie produit par John Cale, on y retrouve l’énergie de Peepshow avec une volonté d’extase affichée, dominée par le savoir-faire de McCarrick qui en met plein les oreilles dès Fall from Grace et ses chœurs impeccables ou The Lonely One avec accordéon et petits mots en français ; c’est pittoresque mais Sioux semble à l’étroit dans ces espaces un peu trop célestes, même s’il est difficile de résister à la ritournelle ambiguë Forever… Heureusement, le disque est vaste et Not Forgotten redresse la situation avec des percussions dignes de Flowers of Romance, avant que le titre éponyme ne fasse oublier le reste avec sa rumeur inquiétante, qui s’insinue pendant 12 minutes riches en rebondissements et où chacun retrouve à s’exprimer… Douze ans plus tard, Siouxsie publie un album solo que j’ai longtemps écouté sans trop savoir pourquoi (Mantaray), laissant derrière elle assez de ravissements pour que l’on ne se contente pas de peu.