Siouxsie & The Banshees – Peepshow

Un après après regardé de l’autre côté du miroir, Siouxsie propose un Peepshow lorgnant vers l’electro sans renoncer à son âme new wave, avec le renfort des cordes et de l’accordéon de McCarrick, audible dès Peek-a-Boo qui ouvre le disque sur une note touffue. La veine est plus paisible avec le bocal tueur d’insectes (The Killing Jar) puis The Scarecrow donne vie à un épouvantail ; avant le crescendo mélodique de Carousel et son souffle hésitant, planant au synthé avec la subtilité d’un Peter Gabriel… Le rendu squelettique de Rawhead and Bloodybones fait le coup du monstre caché sous l’escalier, on s’inquiète de notre éternité avec The Last Beat of my Heart avant que Rhapsody ne termine ce neuvième opus par une danse onirique au final éclatant… Je l’ai écouté après le dernier passage à l’heure d’hiver, un dimanche de pluie où mon cœur est à fleur de peau ; mais même si l’emphase de certains titres le rendent trop fanfaron pour égaler Tinderbox, avec sa couverture mordorée Peepshow mérite de figurer dans le trio de tête.