Siouxsie & The Banshees – Juju

Paru en 1981, Juju tente de renouer avec une certaine unité. On passe sur Spellbound qui ouvre le disque sur une note désinvolte, la basse de Severin redressant la barre avec Into the Light où le chant reprend substance, confirmée par la lenteur inspirée des Arabian KnightsHalloween inquiète les enfants et Night Shift envoûte les plus grands ; la clarté de Sin in my Heart rappelant l’énergie froide des Creatures, un sous-groupe monté en parallèle par Sioux et son batteur Budgie, au risque de s’éparpiller… Les 7 minutes de Voodoo Dolly offrent une sortie honorable à cet album où la guitare est psychédélique et les percussions réfrigérées ; mais il y a dans Juju trop de pop et de tics punks, et il va falloir patienter encore un peu avant de visiter les terres obscures que Siouxsie ne défriche pour le moment qu’à doses homéopathiques. « Trick or treat, the bitter and the sweet… »