Scott Walker – Climate of Hunter

Quatorze ans après Scott 4 et un retour en arrière avec les Walker Brothers, Scott s’extrait du désert et ramène un album tanné comme le cuir de Rawhide, où sa voix caverneuse lutte avec un paysage énigmatique… Synthés ambient et saxo animent Dealer avant la  lenteur occulte de Sleepwalkers Woman ; Track Five serpente comme Script for a Jester’s Tear et Track Six progresse en me rappelant l’ambiance de Subway ; le disque s’achevant sur un Blanket Roll Blues épuré, définitif et que pourrait chanter Tom Waits dans le rôle de Walden… Entouré de jazzmen auxquels il a demandé d’enregistrer sans avoir connaissance des morceaux dans leur ensemble, Walker signe un album équilibré et fantomatique, dont la structure vacille deci delà, imperceptiblement… Nous avons la chance de ne pas avoir à patienter onze ans avant d’écouter son prochain opus, où pour notre plus grande joie il va aller encore plus loin.