Richard Desjardins – Tu m’Aimes-tu

En 1990, deux ans après son premier album autoproduit, Richard Desjardins est en première partie de Stephan Eicher lors du Festival d’été de Québec. Il y fait une prestation remarquée et la dédie aux Amérindiens mohawks d’Oka, qui venaient d’être assaillis par la police pour avoir défendu leur territoire contre la promotion immobilière, dans une province à côté de Montréal… Paru dans la foulée, son second album Tu m’Aimes-tu traverse les frontières et le fait connaître en France, où j’ai eu la chance de le découvrir grâce à FIP qui passait souvent le renversant Tu m’Aimes-tu, idéal pour investir en douceur le phrasé particulier du poète québecois. Signe Distinctif et son piano lent relate une absence, Nataq découvre l’Amérique et Va-t’en Pas nous entraîne dans les remous du doute ; quant à la dernière chanson Quand j’aime une Fois, j’aime pour Toujours, un certain Francis Cabrel l’a reprise à son compte. Le bougre ne s’y est pas trompé : tout est grand sur ce disque et après l’avoir écouté, on a envie de l’offrir à tous les gens qu’on aime.